La crème canadienne du Taekwondo se mesurera à Saint-Jérôme
Par Daniel Calvé
Près de 600 athlètes de partout au pays convergeront à l’Institut régional des sports (IRS), le samedi 14 mars, pour la présentation de la première classique canadienne «Invitation François Chassay 2020» de taekwondo.
Organisée en collaboration avec le Conseil de développement et de l’excellence du Sport des Laurentides (CDESL), cette compétition permettra à la relève d’évaluer ses progrès, par rapport à la jeunesse sportive des autres provinces.
«Voilà trois ans que l’idée de cette compétition germait dans ma tête, mais il me fallait répondre au cahier de charge de la Fédération québécoise, pour orga-niser cet événement d’envergure. Nous sommes accrédités légalement pour recevoir un maximum de 660 athlètes, mais nous visons logiquement entre 500 et 600 participants inscrits», a laissé savoir le Grand-Maître François Chassay, président de l’Association régionale de Taekwondo (WTF) des Laurentides (A.R.T.L.).
C’est sur le coup de 9h que s’ébranleront les divers matchs, avec un programme complet, qui risque d’occuper le plancher de l’ex-aréna Melançon jusqu’à 19h. «Les spectateurs vont apprécier le côté spectaculaire de la discipline. Les Ontariens et les Britanno-Colombiens seront nos grands niveaux. Le niveau sera relevé, car le futur rêve olympique touche plusieurs jeunes, même en-bas âge. Je possède mes écoles depuis 8 ans et je constate encore une recrudescence d’inscriptions».
Vedettes locales
M. Chassay enseigne à des sportifs de 6 à 35 ans, à ses trois écoles de Sainte-Thérèse, Saint-Anne-des-Plaines et de Saint-Jérôme (école l’Envolée du secteur Bellefeuille). Deux adeptes locales seront parmi les aspirantes, le 14 mars prochain.
«Parmi nos 35 représentants, deux sœurs pourraient attirer les réflecteurs. Chez les cadettes, Allyson Caisse-Blewett, une participante de ceinture rouge, pourrait s’imposer avec sa grandeur. Son aînée, Jolianne Caisse-Pelletier, qui possède sa ceinture noire, est dominante chez les juniors. Elle a raflé l’argent aux Jeux du Québec. D’ailleurs, au prochain Jeux du Québec d’hiver, on va déléguer 5 garçons et 5 filles de nos écoles».
Pas moins de 7 enseignants aident François Chassay pour ses 3 écoles. Dans les Laurentides, 13 écoles dispensent des cours.
Arts martiaux différents
Le taekwondo se distingue des autres arts martiaux dans sa forme, par le haut degré de spécialisation de ses pratiquants en techniques de coups de pieds, bien plus que dans d’autres techniques, ainsi que par les nombreuses protections utilisées lors des compétitions de combat.
«Pour marquer les points, nous en sommes rendus aux touches électroniques du chausson. Tout fonctionne selon le contact: si le pied n’atteint pas directement la cible, ou si le coup n’est pas assez fort, il ne sera pas comptabilisé. Il y a plusieurs subtilités qui te font gagner un combat», a-t-il décrit.
Plus de renseignements au:
www.taekwondolaurentides.com
La première apparition du taekwondo aux Jeux Olympiques d’été a eu lieu à Séoul en 1988, en tant qu’épreuve de démonstration. Il est réapparu en démonstration à Barcelone, en 1992. Il n’y avait pas de sport de démonstration à Atlanta en 1996, mais le taekwondo est revenu en tant que sport de médailles à Sydney, en 2000.