(Photo : Courtoisie)
Pierre Pariseau-Legault

Mieux soutenir les personnes itinérantes

Par Journal-le-nord

Pierre Pariseau-Legault, professeur en sciences infirmières à l’Université du Québec en Outaouais | Campus de Saint-Jérôme n’a pas hésité à lever la main lorsque le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides a demandé de l’aide au début de cette pandémie. Il vient d’être appelé pour accompagner les personnes itinérantes dans la région de Saint-Jérôme.

Son expertise en santé mentale et en intervention de proximité fait de lui un candidat idéal pour accompagner cette clientèle plus vulnérable, particulièrement en cette période. « Ces personnes se retrouvent avec moins de services, ils n’ont parfois plus d’endroits où se loger, plus d’accès aux services leur permettant de subvenir à leurs besoins et assurer leur sécurité. On parle d’extrême précarité », explique le professeur Pariseau-Legault. « C’est facile à dire, restez à la maison, mais cela implique qu’il faut en avoir une !  Voilà pourquoi, cette population a besoin d’un soutien adapté. »

Réduction des méfaits

Outre son implication au CISSS des Laurentides, Pierre Pariseau-Legault travaille en collaboration avec Lisandre Labrecque-Lebeau, également professeure associée à l’UQO au Département des sciences infirmières, sur un projet de recherche visant à réduire les méfaits,  plus particulièrement chez les personnes en situation d’itinérance. Par exemple, plutôt que de donner une contravention à une personne itinérante qui dérogerait aux consignes, on prône des mesures d’accompagnement et la réponse aux besoins immédiats.

Pour réduire les méfaits en temps de confinement, on souhaite notamment s’adapter aux besoins des personnes dont la situation est précaire, incluant les personnes en situation d’itinérance. L’approche proposée repose sur les principes suivants : déstigmatiser les comportements dits problématiques, reconnaître les personnes et leurs conditions de vie et convenir avec les personnes d’objectifs concrets et réalisables à court terme. Enfin, la réduction à zéro des méfaits, en temps de crise, est difficile. L’important est d’adapter les consignes sanitaires aux réalités des personnes évoluant dans des conditions de vie difficiles.

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