Les technologues en imagerie médicale des Laurentides déposent une pétition
Par Journal-le-nord
L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) a déposé aujourd’hui au CISSS des Laurentides une pétition signée par 115 technologues en imagerie médicale, près des trois quarts de ces salariés dans la région.
La pétition a comme but de réclamer la prime de risque de 8 % et le montant forfaitaire de 1000 $ mis en place dans le cadre la pandémie. Ces marques de reconnaissance sont encore refusées aux salariés, bien qu’ils et elles travaillent auprès de personnes infectées par la COVID-19 ou suspectées de l’être. Pour l’APTS, elles devraient être octroyées à l’ensemble des salariés œuvrant dans les centres désignés et offrant un service qui nécessite des contacts physiques auprès de la population.
« Il faut arrêter de diviser le personnel entre les personnes qui reçoivent de la reconnaissance et les autres. Cela fait maintenant plus de six mois que nos membres travaillent d’arrache-pied à prendre soin des gens et à contenir la propagation de la COVID-19 sans qu’on leur accorde la même considération qu’à leurs collègues travaillant avec eux, dans les mêmes départements et sur les mêmes étages », fait valoir Chantal Ouellette, membre du comité exécutif de l’APTS au CISSS des Laurentides et responsable de la direction de la radiologie.
« La ministre McCann s’était engagée à corriger les iniquités liées aux primes mais le ministre Dubé fait fi de ces engagements depuis sa nomination et continue d’exclure arbitrairement nos membres de l’octroi des incitatifs offerts pour reconnaître le risque auquel on les expose. Nous demandons donc aujourd’hui à la présidente directrice générale du CISSS des Laurentides de joindre sa voix à la nôtre pour rappeler Québec à l’ordre. Cette discrimination parmi le personnel qui offre des services vitaux pour la population est inacceptable », soutient Marie-Ève Meilleur, représentante nationale de l’APTS dans les Laurentides.