Les techniciennes dévouées de l'Hôpital Vétérinaire Prévost respectent à merveille les consignes de distance. Et elles ont même du purell sur le comptoir!

Hôpital Vétérinaire Prévost: On s’adapte et on continue!

Par Journal-le-nord

Ève Ménard – L’Hôpital Vétérinaire situé à Prévost est toujours ouvert et en opération, pour les urgences seulement. Le propriétaire, Dr Simon Lachance, souhaite offrir le meilleur service possible et ce, le plus longtemps qu’il pourra.

Les mesures

« Si quelqu’un appelle et que ce n’est pas urgent, on reporte à plus tard. Si c’est un rendez-vous qui était déjà pris, au niveau des chirurgies de routine, des vaccins, tout ce qui est de la santé normale, c’est reporté à plus tard. Ceux qui veulent commander de la nourriture ou des médicaments, ils nous appellent, on accepte leur commande payée à l’avance et on va livrer dans le stationnement à l’extérieur. Ceux qu’on laisse entrer, on les interroge toujours à savoir s’il sont en quarantaine, s’ils ont des symptômes », m’explique Dr Simon Lachance au sujet des mesures mises en place.

Aussi, l’hôpital vétérinaire ne peut pas accepter tous les clients. Par exemple, si quelqu’un se présente et possède déjà un dossier dans une autre clinique, le client devra être redirigé vers sa clinique habituelle. « Par contre, des clients qui n’ont pas de clinique et qui arrivent dans le coin et que leur animal est malade, on ne va pas les refuser. À Prévost, on va accepter les gens de Sainte-Anne-des-Lacs, de Sainte-Sophie, de Saint-Hippolyte parce que ce sont des municipalités qui n’ont pas de clinique vétérinaire », soutient le propriétaire.

Les impacts

À l’image des épiceries, les gens se sont précipités pour acheter de la nourriture pour animaux. « On est obligé de mettre des restrictions sur le nombre de sacs de nourriture parce qu’on est en train de tomber en rupture de stock, comme avec le papier de toilette. On est rendu à un sac par client », affirme Dr Lachance. Il est primordial de prendre ces mesure, surtout qu’il y a du retard dans les livraisons avec les distributeurs, me mentionne-t-il.

Le personnel de l’entreprise est lui aussi affecté par la crise actuelle. Il y a normalement une vingtaine d’employés et en date du 20 mars, quelques-uns se retrouvaient en quarantaine, soit en raison de symptômes liés à un rhume ou d’un retour de voyage. « Plus du tiers de mes employés sont absents et un vétérinaire sur 5 est au chômage, en plus des heures réduites pour les autres vétérinaires », mentionne Dr Lachance.

Un service essentiel?

Bref, il y a de la demande, mais aussi des besoins envers l’Hôpital Vétérinaire de Prévost. D’ailleurs, le propriétaire souligne que la crise coïncide avec l’arrivée du printemps, moment propice aux maladies transmises par les parasites dont les tics, entre autres. « On va permettre aux gens d’acheter leur médication par téléphone et on va aller leur porter dans le stationnement ».

« Je ne sais pas si on peut être qualifié d’un service essentiel comme pour les humains. Mais en même temps, on ne peut pas laisser des animaux mourir chez eux. Je ne sais pas dans quelle catégorie on va être, mais on va essayer d’offrir le meilleur service possible dans les circonstances et le plus longtemps qu’on pourra », conclut Dr Simon Lachance.

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