Décès du président de Savoura : La fixation de la radiobalise d’urgence était défaillante
Par Rédaction
Le Bureau de la sécurité des transports du Canada a émis un avis de sécurité le 11 février dernier dans le cadre de son enquête sur l’accident d’hélicoptère qui a coûté la vie du président fondateur des Serres Sagami/Savoura Stéphane Roy et son fils en juillet dernier.
Lors de l’examen de l’aéronef sur le lieu de l’accident, les enquêteurs avaient observé que l’ELT ( radiobalise de repérage d’urgence ) était bien installée dans le compartiment de la transmission principale. Bien qu’elle n’était plus sur son support en raison de la défaillance
de sa fixation, l’ELT était toujours rattachée à l’antenne par son câble. L’antenne ne présentait pas de signe apparent de dommages. Il a été constaté que l’interrupteur de l’ELT était à sa position « OFF ». L’enquête sur cet accident est toujours en cours.
Laboratoire d’ingénierie
L’ELT a été envoyée au laboratoire d’ingénierie du BST à Ottawa afin d’y être analysée. Les tests ont révélé que l’ELT était fonctionnelle, que sa batterie était à pleine capacité, que l’antenne était en bon état et qu’un signal de détresse aurait été transmis à la suite de l’impact si l’interrupteur avait été à la position « ARM ».
Un examen plus approfondi du système de verrouillage de l’interrupteur de l’ELT effectué au laboratoire du BST a révélé que les butées de verrouillage entre la position « OFF » et « ARM » étaient brisées. Ce bris permettait à l’interrupteur de basculer librement entre les deux positions. Selon l’information recueillie, l’ELT avait fait l’objet d’une inspection périodique le 1er avril 2019 par un organisme de maintenance agréé qui n’avait pas détecté le bris et avait certifié l’ELT.
Retour sur l’accident
On se souvient que le 10 juillet dernier, l’hélicoptère privé de Stéphane Roy effectuait un vol à vue en partance du lac De La Bidière en direction de Sainte-Sophie. Le pilote était accompagné de son fils. De nombreuses recherches avaient été effectuées par les Forces armées canadiennes, la Sûreté du Québec, la Garde côtière canadienne, l’organisme bénévole Sauvetage et recherche aériens du Québec ainsi que de nombreux propriétaires d’aéronefs privés et des équipes de recherches terrestres et nautiques étaient également intervenues.
L’hélicoptère était localisé par la Sûreté du Québec le 25 juillet, soit 14 jours après sa disparition.